vendredi 17 avril 2015

De l'Asie à l'Australie : le choc!

Premier matin à Darwin.
Le lever de soleil depuis notre chambre du 19ème étage!


En 2h30 de vol, Air Asia nous a transporté hier depuis Bali pour la modique somme de 35 euros par personne...
Nous sommes pourtant passé totalement d'un monde à l'autre.
Depuis notre terrasse nous observons la ville de Darwin au réveil : aucun passant, quelques voitures circulent lentement dans les immenses rues perpendiculaires.
La ville semble morte, nous sommes pourtant en plein centre!
Tout cela parait bien loin de l'agitation incessante, du bruit et du chao des villes asiatiques!

Ici, c'est le far ouest de l'Australie...le bout du monde du pays du bout du monde....on voulait du "wild", on va avoir du "wild"!

Nous partons tôt, tenter de trouver une voiture pour notre périple.
Nos multiples essais pour trouver un 4*4 depuis Bali est un échec total. La semaine prochaine, c'est Pâques et tous les véhicules sont bloqués!
Dès 9h du matin, la chaleur est accablante. Cette ville, totalement détruire lors d'un cyclone en 1974 est entièrement neuve, cohérente, optimisée, ée. Des panneaux tous les 20 m nous indiquent ce que nous pouvons faire mais surtout ce qui est interdit : en vrac : fumer, nourrir les animaux sauvages, se baigner dans la mer (infestée de croco et de méduses tueuses), traverser hors de passages piétons, faire du bruit....
La plupart des panneaux précisent le coût de l'amende en cas d'infraction, mais nous ne croisons aucun représentant de l'ordre chargé de faire respecter les consignes. De même nous constaterons que les espaces communs et les règles de vie ensemble sont toujours scrupuleusement respectés, dans le calme et la courtoisie.
Dans ce royaume de l'ordre, à la porte de cette "société idéale", se tiennent pourtant des hommes et des femmes. Leur simple présence sonne comme un rappel à tous ceux qui seraient tentés d'oublier, que ce modèle s'est construit sur une confiscation...la culpabilité est palpable!
Les aborigènes errent, le regard vide, nus pieds, sales et ivres morts pour la plupart, aux abords des immeubles et magasins, toujours à l'affût d'une pièce ou d'un sandwich.
Ils sont pitoyables et rapidement insupportables. Situation terrible. Nous espérons rencontrer un autre visage de ce peuple durant notre périple!

Les bâtiments, cubiques sont sans charme. Aucun petit bar accueillant, pas de boutique aguichante, tout semble construit à partir de préfabriqués en tôles. Le soleil, dru, nous oblige néanmoins à passer le tourniquet d'un supermarché.
Là, je dois dire que c'est le bonheur. Pour la première fois depuis des mois, nous retrouvons la profusion de marchandises, le choix des pays occidentaux.
Du fromage et des laitages, des fruits et légumes de toutes sortes, du jambon, des céréales...bref, nous sommes ravis d'avance d'avoir prochainement à faire les courses!! (Je tenterais de m'en rappeler lorsque je partirais, excédée, pour la corvée de courses dans quelques semaines).
Car nous avons fini par trouver un camping car, le dernier, semble t il, en ville. Il ne dispose pas de 4 roues motrices, c'est une sorte de petit camion aménagé, il est totalement hors d'âge, affiche 350 000 km au compteur mais nous l'aimons déjà! Un vrai endroit à nous pour les 15 prochains jours : le rêve!


Deux jours plus tard, nous voilà donc partis comme des ados attardés dans notre "campervan", comme on dit ici, le minuscule frigo blindé de salades et de viande rouge (hummm, ça va nous changer du riz et du poisson) et tous les sens aux aguets...



Il faut vous dire que la nature est fort étrange ici.
Par exemple, cette nuée de gros pigeons bruyants qui passe régulièrement au dessus de notre campement le matin....


ou ces canards qui semblent se désaltérer dans le trou d'eau de l'autre coté de la route...et bien ce sont des cacatoès et des ibis noirs!!

En moins de 2 jours nous avons déjà rencontré, en pleine nature, la plupart des espèces que nous sommes venus voir...







Wallabies, fourmies au cul vert, toutes sortes de perroquets, les dingos (chiens sauvages), le jabiru (sorte d'énorme cigogne au cou bleu) et beaucoup de ses amis oiseaux des marais, des chauves souris géantes, la tortue au long cou, une multitude d'araignées, et d'insectes divers, des lézards, et bien entendu, le fameux crocodile qui hante toutes les eaux alentours.
Ne croyez pas qu'il faille se rendre au zoo pour observer cet énorme et très dangereux animal.
Une simple ballade au bout du camping permet d'en voir facilement et les panneaux de prévention ne sont pas discrets!






Bon j'en entend au fond de la salle qui commencent à s'impatienter.
C'est vrai que ce blog pourrait commencer à prendre des allures de reportage animalier, la qualité des prises de vues en moins!
Pourtant je vous promet, je fais de mon mieux, mais même si les animaux sont à la porte de notre camping, la photo animalière, ça aussi ça ne s'improvise pas, surtout quand on dispose en tout et pour tout d"un appareil photo qui tient quasiment dans un paquet de cigarettes!!
Bref, j'ai bien compris que sous peine de lasser mes chers lecteurs, il faut que je vous raconte autre chose. J'avais bien imaginé faire un passage sur les aborigènes mais à part nos rencontres épisodiques, lorsque nous croisons une ville, avec des SDF, nous n'avons eu aucune occasion de faire leur connaissance. Ils vivent dans des villages spécifiques, dans des réserves, comme les indiens aux Etats Unis et l'accès à ces lieux est totalement interdits aux touristes!

Et, étant donné qu'ici la population d'habitants blancs est très faible et que le peu que nous avons rencontré sont absolument charmants mais pas particulièrement exotiques, je ne vois qu'une solution, parler de ...nous!
C'est plus ou moins ce que je fais depuis 6 mois, et pour l'instant vous restez fidèles et continuez à nous lire, j'avoue que ça m'épate mais je vous remercie de tout coeur!!!


Bref, pour en finir avec la faune locale, il suffit de dire que nous sommes actuellement dans un zoo à ciel ouvert et aux barrières inexistantes...ce qui a ses avantages mais peut devenir carrément flippant lorsqu'on fait du camping!
Car nous avons fait du camping!
Il faut vous avouer que nous sommes carrément nuls en camping! Question de culture familiale j'imagine...on n'a pratiquement jamais campé et il parait que ça ne s'improvise pas! Alors, au fin fond du bush australien, je ne vous raconte pas!!!!

 Nos soirées ressemblaient à ça:



Sympa non? J'aime bien cette photo même si elle est floue (because mon appareil ne peut pas prendre des photos de nuit) : le camper van, le feu de camp, la lune qui transperce les nuages et un papa qui raconte des histoires à sa petite fille....

Petite minute de silence pour apprécier l'image d'Epinal...

Et bien le problème c'est que les photos n'ont pas de son!
Car sinon, vous entendriez le vrombissement incroyable des ...moustiques!!!!
Pas quelques uns mais des centaines ou même des centaines de milliers!!!
C'est la fin de la saison des pluies, il fait 40° le jour et 30 la nuit, et nous sommes dans une réserve naturelle de marais...

Autant vous dire que 5mn après cette prise de vue, nous étions calfeutrés dans notre van, dans une chaleur étouffante et incapables d'empêcher les affreux insectes de pénétrer dans l'habitacle.
La nuit fut longue, de loin la pire de tout notre voyage!
Alors nous avons acheté une bombe de off, nous espérons vivement  qu'elle va sauver notre voyage en Australie!!!!

La nature est restée très sauvage, et même hostile. La chaleur peut devenir carrément dangereuse (jusqu'à 50° en haut des pics rocheux et brûlants), les animaux sont omniprésents et pas tous sympathiques, on ne peut pas se baigner pour cause de crocodiles, les nuits sont infestées d'insectes divers qui courent sur la peau quand ils ne vous injectent pas leur poison si on ne ferme pas assez bien le camping-car...
Alors pour être honnête, meme si les paysages sont beaux et l'expérience sympathique, je dois dire que je suis bien contente de ne rester ici que 15 jours....et pourtant ce sont quasiment les 15 derniers jours de notre grand voyage!

Enfin, nous avons quand même vu de belles choses et nous garderons, je pense de super souvenirs!

baignades dans les cascades

ascencion de montagnes 

petit tour en helico



rencontre avec quelques termitières de taille respectable






Car oui, c'est bientôt fini, et il faut maintenant nous préparer au retour.
Nous prenons un vol le 20 avril à partir de Kuala Lumpur pour Doha puis Paris.
Je pense de plus en plus souvent à la maison, à ce qui m'attend au retour (paperasses, reprise de la gestion des immeubles, ....) Jéjé recommence à penser à ses patients, au service, Pénélope envisage d'organiser une fête pour retrouver tous ses copains qui lui manquent drôlement....
En attendant on reprend un vol pour Bali histoire de se refaire une santé quelques jours, puis ce sera KL avant le grand départ....
bises à tous!







2 commentaires:

  1. Merci encore pour ce beau reportage ! Les photos sont très belles, et font rêver. Je peux imaginer sans pb, les milliards de moustiques car dans les laurentides c'est un peu la même affaire en juin, a part qu'ici ces fameuses bibittes ou mouches noires en profitent pour t'arracher un bout de peau..j'ai bien hâte de vous retrouver...je serai a tours vendredi soir, on fera un feu de camp dans votre jardin, et tije va nous raconter des histoires !
    profitez bien des derniers jours
    baisers, val

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  2. Youpi! Vous revenez bientôt! Mais continuez à récolter les histoires et aventures (mêmes les moins faciles), on est preneurs à votre retour. Merci pour ce super blog. Gros bisous à vous 3 de toute l'équipe du BL accompagnée actuellement d'un petit montreuillois

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